
C’est la nouvelle arme du Gouvernement pour aider les Français à devenir propriétaires de leur résidence principale : le PTZ Plus ou PTZ +, nouvelle mouture du nouveau prêt à taux zéro mis en place en 2005 après le lancement du prêt à taux zéro de 1995. A lui seul, le PTZ Plus ou PTZ + va remplacer à partir du 1er janvier 2011 à la fois le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt (ou crédit d’impôt TEPA), le Pass Foncier et les majorations du prêt à taux zéro dans neuf. Le secrétariat d’Etat au Logement et à l’Urbanisme estime ainsi que le PTZ Plus ou PTZ + devrait bénéficier à environ 380 000 acquéreurs contre 200 000 à 250 000 pour le prêt à taux zéro actuel.
Le PTZ + ou PTZ Plus sera universel, c’est-à-dire accessible à tous les candidats à l’achat sans conditions de revenus, mais il sera réservé aux primo-accédants, c’est-à-dire que l’emprunteur ne devra pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années précédant l’offre de prêt. Le PTZ + ou PTZ concernera aussi bien l’acquisition d’un bien neuf qu’ancien.
Le montant du PTZ + ou PTZ Plus sera calculé en fonction de trois critères : la localisation géographique du bien, son caractère neuf ou ancien et sa performance énergétique. Dans le neuf, le montant de prêt sera plus élevé pour les logements BBC (Bâtiment Basse Consommation) et que pour les logements non BBC ; dans l’ancien, tout dépendra du diagnostic de performance énergétique : les acquéreurs des logements étiquetés A, B, C et D bénéficieront d’un montant de prêt doublé par rapport à ceux des logements évalués E, F ou G. Un bonus de 5 % sera accordé aux ménages qui achètent un logement HLM. Le montant du prêt accordé sera égal à un pourcentage défini par la zone géographique, le nombre de personnes dans le ménage et la qualité énergétique du logement multiplié par le montant plafond des opérations, déterminé par la zone géographique, le nombre de personnes dans le ménage et la qualité énergétique du logement.
| PTZ + ANCIEN | Performance énergétique = A, B, C ou D |
Performance énergétique = E, F ou G |
|---|---|---|
| Toutes zones | 20 % | 10 % |
| Plafonds des opérations | Zone A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 personne | 124 000 | 93 000 | 86 000 | 79 000 |
| 2 personnes | 174 000 | 130 000 | 120 000 | 111 000 |
| 3 personnes | 211 000 | 158 000 | 146 000 | 134 000 |
| 4 personnes | 248 000 | 186 000 | 172 000 | 158 000 |
| 5 personnes et + | 285 000 | 214 000 | 198 000 | 182 000 |
| A, B, C ou D | Zone A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 personne | 24 800 | 18 600 | 17 200 | 15 800 |
| 2 personnes | 34 800 | 26 000 | 24 000 | 22 200 |
| 3 personnes | 42 200 | 31 600 | 29 200 | 26 800 |
| 4 personnes | 49 600 | 37 200 | 34 400 | 31 600 |
| 5 personnes et + | 57 000 | 42 800 | 39 600 | 36 400 |
| E, F ou G | Zone A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 personne | 12 400 | 9 300 | 8 600 | 7 900 |
| 2 personnes | 17 400 | 13 000 | 12 000 | 11 100 |
| 3 personnes | 21 100 | 15 800 | 14 600 | 13 400 |
| 4 personnes | 24 800 | 18 600 | 17 200 | 15 800 |
| 5 personnes et + | 28 500 | 21 400 | 21 400 | 18 200 |
| NEUF BBC | NEUF non BBC | |
|---|---|---|
| Zone A | 40 % | 30 % |
| Zone B1 | 35 % | 25 % |
| Zone B2 | 30 % | 20 % |
| Zone C | 20 % | 15 % |
| Plafonds des opérations | Zone A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 personne | 156 000 | 117 000 | 86 000 | 79 000 |
| 2 personnes | 218 000 | 164 000 | 120 000 | 111 000 |
| 3 personnes | 265 000 | 199 000 | 146 000 | 134 000 |
| 4 personnes | 312 000 | 234 000 | 172 000 | 158 600 |
| 5 personnes et + | 359 000 | 269 000 | 198 000 | 182 000 |
| NEUF BBC | Zone A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 personne | 62 400 | 40 950 | 25 800 | 15 800 |
| 2 personnes | 87 200 | 57 400 | 36 000 | 22 200 |
| 3 personnes | 106 000 | 69 650 | 43 800 | 26 800 |
| 4 personnes | 124 800 | 81 900 | 51 600 | 31 600 |
| 5 personnes et + | 143 600 | 94 150 | 59 400 | 36 400 |
| NEUF non BBC | Zone A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 personne | 46 800 | 29 250 | 17 200 | 11 850 |
| 2 personnes | 65 400 | 41 000 | 24 000 | 16 650 |
| 3 personnes | 79 500 | 49 750 | 29 200 | 20 100 |
| 4 personnes | 93 600 | 58 500 | 34 400 | 23 700 |
| 5 personnes et + | 107 700 | 67 250 | 39 600 | 27 300 |
Le remboursement du PTZ + ou PTZ Plus sera échelonné jusqu’à 30 ans, le différé de remboursement étant calculé en fonction des revenus du ménage et auquel sera appliqué un quotient familial. Plus l’accédant est modeste, plus la durée de remboursement possible est importante : elle varie de 5 ans pour les ménages les plus aisés à 30 ans pour les ménages les plus modestes. 10 « tranches » de revenus sont définies au lieu de 5, pour lisser la diminution des durées et éviter les effets de seuils. Par ailleurs, ces tranches prennent en compte la composition de la famille (ce qui n’était pas le cas pour l’ancien PTZ).
Pour savoir si vous pouvez bénéficier du PTZ + ou PTZ Plus, le secrétariat d’Etat au Logement et à l’Urbanisme a mis en place un simulateur en ligne sur son site : en 7 questions, la calculette vous indique le montant de prêt auquel vous avez droit ainsi que la durée d’amortissement et le délai de différé dont vous pouvez bénéficier pour rembourser ce prêt sans intérêt. Les possesseurs de smartphone ou d’Iphone peuvent également télécharger l’application dédiée sur leur téléphone portable, sachant pour l’anecdote qu’il s’agit là de la première application de ce genre proposée par le Gouvernement.


Cette contribution est destinée à l'ensemble des collectivités locales (communes, groupements de communes, départements et régions), et s'applique au bien lui-même ainsi qu'aux installations annexes.
Lors d'une cession, elle est due pour l'année entière par le propriétaire du bien au 1er janvier de l'année d'imposition.
Il est toutefois possible de convenir d'un partage prorata temporis entre le vendeur et l'acheteur dans le compromis de vente. Attention, une telle convention n'est en rien opposable à l'administration fiscale.

Les biens concernés sont :
L'exonération porte sur deux années civiles commençant le 1er janvier qui suit l'achèvement des travaux.

Les biens concernés sont les constructions nouvelles, les reconstructions (ou additions de construction) à usage d'habitation principale, ainsi que certains logements loués à titre d'habitation principale, sous réserve d'avoir été financés à plus de 50% par un prêt aidé par l'Etat (PAP).

Les biens, à usage locatif, doivent avoir été financés à plus de 50% par un PLA, PLA-TS, PLA-LM, PLA-I, PLUS, PLS, PPLS, et soumis à un taux réduit de TVA.

Une exonération totale de la taxe d'habitation sur la résidence principale peut être accordée sous conditions d'âge, de ressources, de cohabitation, et aux personnes bénéficiant de certaines allocations (Allocation supplémentaire, Allocation aux adultes handicapés).

Certains dégrèvements sont prévus :

Elle est perçue par les mêmes collectivités locales que la taxe foncière, et concerne toutes les personnes occupant un logement à quelque titre que ce soit, propriétaires, locataires et aussi les occupants à titre gratuit.
La taxe d'habitation est due pour l'année entière par l'occupant au 1er janvier de l'année d'imposition.
Cette taxe fait, davantage encore que la taxe foncière, l'objet de nombreux abattements, dégrèvements et exonérations. Selon un récent rapport du Sénat, au plan national seulement 50% des contribuables paient leur taxe d'habitation en totalité.

Il peut être décidé par les collectivités locales. Il est de 5%, 10% ou 15%.

Il peut être décidé par les collectivités locales. Il est de 5%, 10% ou 15%, et accordé sous conditions de ressources et de valeur locative de l'habitation.

Il est fixé par la loi à :

Le plafond est fixé à 4,3% du revenu fiscal de référence, diminué d'un abattement.

En bénéficient :

Les bénéficiaires du RMI sont exemptés de la taxe d'habitation sous condition de cohabitation. Le dégrèvement est maintenu l'année qui suit la sortie du dispositif RMI.


Sont concernés ici les logements achevés depuis plus de cinq ans, ou ayant fait dans les cinq ans de leur achèvement l'objet d'une vente à une personne autre qu'un marchand de bien ainsi que les terrains à bâtir lorsqu'ils sont destinés par des particuliers à la construction d'habitation. Les droits de mutation sont exigibles lors de la signature de l'acte authentique. Ils sont calculés sur l'assiette du prix de vente - ou de la valeur vénale du bien si le prix de vente est sous évalué - et payés par l'acquéreur.
Elles se décomposent en :
Les mêmes droits concernent également les garages et parkings.

Il s'agit de logements :
1. Les cessions de biens immobiliers sont le plus souvent précédées d'un avant-contrat (promesse unilatérale ou synallagmatique de vente, vente sous seing privé) par lequel les parties conviennent d'un prix de cession qui tient compte de la fiscalité applicable à l'opération, qu'il en soit fait explicitement mention, ou non, dans l'avant-contrat.
2. Dès lors que les règles applicables en matière de TVA à la livraison d'un bien immeuble sont celles en vigueur à la date du transfert du pouvoir de disposer de la chose comme un propriétaire, soit généralement au moment de l'acte notarié, les changements des règles fiscales applicables à l'opération entre la date de conclusion de l'avant-contrat et celle à laquelle est dressé l'acte authentique peuvent emporter une modification des coûts supportés par les parties.
3. Afin de ne pas remettre en cause l'équilibre économique résultant de ces avant-contrats, il est admis que lorsque la cession doit être réalisée par acte authentique, l'opération puisse demeurer soumise aux règles applicables à la date de conclusion de l'avant-contrat si celle-ci est antérieure à l'entrée en vigueur du texte 1, quand bien même d'éventuelles conditions suspensives sont levées après cette entrée en vigueur.
4. Les parties pourront néanmoins se prévaloir des dispositions adoptées depuis la conclusion de l'avant-contrat.
5. Ces règles s'appliquent également aux indemnités de toutes nature visées au 1er alinéa du a du I du 7 du 7° de l'article 257 du CGI dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de l'article 16 de la loi de finances rectificative pour 2010 du 9 mars 2010.
6. Il en est de même pour les opérations réalisées en matière de logement social. Ainsi :
-s'agissant des contrats de location-accession mentionnés au 4 du I de l'article 278 sexies nouveau du CGI et signés avant l'entrée en vigueur de l'article 16 de la loi de finances rectificative pour 2010 précitée, il est admis que le bénéfice des dispositions antérieures s'applique au prix de vente du logement quand celui-ci a été fixé dans le contrat et que la cession intervient dans les cinq ans qui suivent l'achèvement ;
-s'agissant des opérations d'accession à la propriété assortie d'un prêt à remboursement différé mentionné au 9 du I de l'article 278 sexies nouveau du CGI, il est admis qu'elles puissent demeurer sous le bénéfice des dispositions de l'article 52 de la loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement contre l'exclusion qui prévoit l'application du taux réduit aux travaux de construction de logement réalisés dans le cadre de l'aide Pass Foncier à condition que la décision d'octroi du Pass Foncier établie par l'associé collecteur de l'Union d'économie sociale pour le logement (UESL) ait été signée par l'accédant avant l'entrée en vigueur de l'article 16 déjà cité.
7. Exemples :
- Cession d'un terrain à bâtir au profit d'un particulier par un cédant ayant opéré la déduction de la TVA acquittée par son vendeur au moment de l'acquisition initiale
- Deuxième cession d'un immeuble neuf dans les cinq ans de son achèvement :
- Cession d'un immeuble achevé depuis plus de cinq ans :
- Cessions de terrains non à bâtir :
8. Les acquisitions de terrains à bâtir réalisées avant le 11 mars 2010 et à l'occasion desquelles un acquéreur avait pris un engagement de construire, ont été soumises à la TVA, l'acquéreur ayant autoliquidé la taxe toutes les fois que le terrain entrait dans le champ de la TVA immobilière pour la première fois et que son vendeur n'avait pas pris la position de redevable.
9. Les terrains à bâtir acquis selon ces modalités et revendus à des particuliers étaient soumis à la TVA sur la marge.
10. Les cessions de terrains à bâtir effectuées par des assujettis dans le cadre de leur activité économique entrent désormais dans le champ d'application de la TVA (CGI, art. 257-I-2-1°) quelle que soit la qualité de l'acquéreur.
11. La taxe est désormais assise soit sur le prix de vente total lorsque le terrain avait ouvert droit à déduction lors de son acquisition antérieure pour le cédant, soit sur la marge lorsque cette acquisition n'avait pas ouvert droit à déduction (CGI, art. 268).
12. La revente après le 10 mars 2010 d'un terrain à bâtir par un assujetti (lotisseur, aménageur notamment) qui avait fait l'objet d'une autoliquidation de la TVA par le cédant au moment de son acquisition réalisée dans les conditions décrites ci-dessus est réputée ne pas avoir ouvert droit à déduction. La revente de ce terrain à un particulier, dès lors qu'il répond aux caractéristiques de constructibilité conduisant à la qualifier de terrain à bâtir, est par conséquent taxée de plein droit sur la marge réalisée par le cédant selon les modalités résultant du dispositif désormais applicable.
1 Pour les avant-contrats qui n'auraient pas acquis date certaine au 10 mars 2010 (quand ils n'ont pas été présentés à la formalité de l'enregistrement notamment), la preuve que l'acte a bien été conclu avant l'entrée en vigueur du texte, pourra être apportée par tous moyens (ainsi quand l'accord des parties sur la chose et sur le prix a été signé en présence d'un professionnel agissant dans l'exercice d'une activité immobilière règlementée).
2 Sauf engagement pris par l'acquéreur en application des articles 1115 ou 1594 0-G du CGI.
Annexe : les nouvelles règles applicables aux opérations immobilières en matière de TVA et droits d'enregistrement (DMTO) à compter du 11 mars 2010

Il s'agit ici de la taxation des plus-values immobilières réalisés par les particuliers.
Depuis la promulgation de la loi de finances 2004, les nouvelles dispositions que nous avions présentées à l'automne 2003 sont entrées en vigueur. Elles représentent des avantages très nets pour la plupart des contribuables.
Lorsque la vente d'un bien immobilier concrétise une plus-value, la situation fiscale de celle-ci varie selon les cas.


La plus-value réalisée est exonérée si :

Certaines personnes voient leurs plus-values immobilières exonérées, dans le cas suivant :

Certaines plus-values immobilières sont exonérées :

Les plus-values immobilières sont taxées au taux proportionnel de 16%, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux (11% aujourd'hui).
Depuis l'entrée en vigueur de la loi de finances 2004, les plus values immobilières sont soumises à un régime de taxation forfaitaire similaire à celui des plus-values sur valeurs mobilières : une taxation de 16%, à laquelle s'ajoutent les prélèvements sociaux, soit au total 27%.

L'ensemble des plus-values fait l'objet d'abattements de trois types :
La loi de finances 2004 a instauré le forfait de 15% pour travaux, encore une avancée fort intéressante pour les propriétaires.

La fiscalité sur la transmission du patrimoine a également été sensiblement remaniée par la loi dite "TEPA" du 21 août 2007. Ces mesures s'ajoutent à celles prises récemment afin de tenir compte de l'allongement de l'espérance de vie.
Il est possible désormais de transmettre tout ou partie de son patrimoine, en bénéficiant d'une franchise de droits, renouvelable tous les six ans (dix ans antérieurement) :
En cas de démembrement (donations avec réserve d'usufruit), un nouveau barème s'applique, qui réévalue sensiblement l'usufruit pour tenir compte de l'espérance de vie actuelle :
| Age de l'usufruitier | % de l'usufruit | % de la nue-propriété |
|---|---|---|
| - de 21 ans | 90 | 10 |
| 21 ans révolus | 80 | 20 |
| 31 ans révolus | 70 | 30 |
| 41 ans révolus | 60 | 40 |
| 51 ans révolus | 50 | 50 |
| 61 ans révolus | 40 | 60 |
| 71 ans révolus | 30 | 70 |
| 81 ans révolus | 20 | 80 |
| Plus de 91 ans | 10 | 90 |
En contrepartie, la réduction sur les droits de transmission de la nue-propriété passe de 50% à 30% lorsque le donateur a moins de 65 ans, et de 30% à 10% lorsqu'il a mois de 75 ans.

De bonnes nouvelles pour les assujettis ! le barème de l'ISF est désormais indexé sur l'indice INSEE de l'inflation, et ce depuis 2005. Nous avons attendu la publication effective de la loi de finances 2007 pour mettre à jour le barème qui suit.
Rappelons que le précédent système était inchangé depuis 1998, ce qui revenait de facto à un alourdissement régulier, notamment en raison de la forte poussée des prix de l'immobilier.
L'abattement sur la résidence principale vient d'être porté de 20% à 30% afin de tenir davantage compte du renchérissement de l'immobilier.
D'autres bonnes nouvelles pour les assujettis se situent du côté des biens professionnels (augmentation du seuil d'exonération, exonération des parts ou actions de PME, exonération de la moitié de la valeur des titres contre un engagement de détention d'au moins 6 ans).

| Fraction de la valeur nette taxable du patrimoine au 01-01-2011 | Tarif applicable |
|---|---|
| N'excédant pas 800000€ | 0,00 % |
| Comprise entre 800000 et 1310000€ | 0,55 % |
| Comprise entre 1310000 et 2570000€ | 0,75 % |
| Comprise entre 2570000 et 4040000€ | 1,00 % |
| Comprise entre 4040000 et 7710000€ | 1,30 % |
| Comprise entre 7710000 et 16790000€ | 1,65 % |
| Supérieure à 16790000€ | 1,80 % |

La loi de Robien succède à la loi Besson pour proposer des conditions fiscales favorables aux acheteurs de biens immobiliers destinés à la location. Jusqu'à maintenant, seule l'acquisition de biens neufs était concernée.
Depuis le 1er janvier 2004, le dispositif de Robien s'étend aux biens anciens à réhabiliter (Décret N° 2003-1219 du 19 décembre 2003).
L'amortissement d'un bien ancien devient possible à condition :
Il s'agit d'un relèvement très important par rapport aux plafonds de la loi Besson.
Par ailleurs, les plafonds de revenus des locataires disparaissent, et il devient possible de louer le bien à un membre de sa famille à condition qu'il ne fasse pas partie du même foyer fiscal.
Ce dispositif présente un aspect rétroactif puisse qu'il s'applique aux biens anciens à réhabiliter acquis et mis en location depuis le 3 avril 2003.
Attention toutefois, les conditions de rénovation sont complexes et strictes :

Il est possible de déduire forfaitairement 40% des revenus fonciers durant les 6 premières années de location, à condition de respecter les plafonds de revenus des locataires, maintenus dans ce cas. Les plafonds de loyer, plus faibles que pour les logements anciens réhabilités, sont de 14,4€ par mètre carré et par mois en zone A, 9,4 en zone B, et 6,8 en zone C.

Après de longues discussions début 2006, la Commission européenne a accepté la prolongation du dispositif concernant le taux réduit de TVA (5,5%) sur les travaux réalisés dans des logements achevés depuis plus de deux ans.

Ou comment payer significativement moins d'impôts et se constituer un patrimoine pour moins de 200€/mois ?
En investissant dans un logement neuf destiné à la location, vous pouvez profiter d'un nouvel outil de défiscalisation sous forme d'une réduction d'impôt : c'est le dispositif Scellier-Carrez. Simple, lisible et efficace : à condition d'en profiter en 2009 !
Bénéficier d'une réduction d'impôt en effectuant un placement dans la pierre, c'est la grande nouveauté instaurée par la loi de Finances rectificative pour 2008. En effet, alors que la déduction au titre de l'amortissement Robien ou Borloo est proportionnelle au taux d'imposition de l'investisseur, la réduction d'impôt avec la loi Scellier-Carrez est identique quelle que soit votre tranche d'imposition !

La réduction d'impôt est calculée sur le prix de revient du logement retenu jusqu'à 300000€. Le taux de cette réduction dépend de votre année d'acquisition : il est de 25% pour un achat réalisé en 2009 ou 2010 et de 20% pour un achat effectué en 2011 ou 2012.
La réduction maximale est alors de 75000€ pour un logement acquis dans le premier cas (2009-2010) et de 60000€ pour un logement acquis dans le deuxième (2011-2012).

Cette réduction s'étale sur 9 ans, à part égale, ce qui représente une réduction maximale pouvant atteindre 8333€ par an. Mieux encore, au cas où cette réduction s'avérerait su-périeure à votre revenu imposable, l'excédent peut être imputé sur votre impôt sur le revenu dû au titre des six années suivantes. Enfin, vous pouvez bénéficier d'une réduction supplémentaire si la location respecte les conditions applicables au dispositif Borloo jusqu'à 15 ans.

Vous avez alors droit à un supplément annuel de réduction d'impôt à hauteur de 2% du prix du logement pendant 6 années supplémentaires. Ce qui porte le taux de la réduction à 37% si vous achetez en 2009 ou en 2010 ou à 32% si vous achetez en 2011 ou 2012.
Là encore, si la réduction d'impôt est supérieure à votre impôt sur le revenu, le solde peut être reporté sur le montant de l'impôt des six années suivantes.

Pour profiter de cette réduction, il convient de respecter un certain nombre de critères d'exigence :
